Profondément attirée par la couleur, travaillant toujours à l’acrylique, Maler matérialise des configurations inédites de nuances, de formes et de textures, en s’appuyant sur ses acquis, sa maturité artistique mais aussi en laissant une large place à l’expérimentation.

Plutôt qu’abstractions de la réalité, ses tableaux portent la mémoire des lieux, évoquant des espaces, des « archipels cosmiques » où un « paysagisme abstrait » s’impose de façon fragmentée.
La peinture de Maler est puissante, déterminée.
Ses œuvres sont vibrantes de couleur et de vie.
Le blanc, la lumière appliquée par les taches, les traits ou par transparence, opère comme un décloisonnement de ces fragments. Le noir structure la composition. Selon les séries, cette lumière va prendre davantage d’importance quantitative et qualitative.

Les touches montrent le travail du peintre : la matière étant modelée par la superposition de taches dans la monochromie ou au contraire dans la complémentarité. Posées par les petits gestes souples, elles montrent la grande virtuosité et célèbrent le pouvoir de la couleur.
Maler reconnaît elle-même qu’elle est l’ « héritière » de Monet, Pollock, de Kooning, Mitchell…

« Pour l’artiste chambérienne, la couleur, comme sa mise en structure, demeurent capitales : elles s’élèvent contre la simple griserie de la sensation. […] La sensation créée par le travail pictural devient affaire de sensibilité ou plutôt de sentiment. […] Chaque tableau devient une parcelle d’éternité dans la mesure où les formes et les lignes lui donnent cette dimension secrète.  […]                                                                                                                                             
Maler nous confronte au réel en se voulant tout sauf reproductrice. Elle sait trop bien qu’en ne s’intéressant qu’au réel et en tentant de le singer on passe à côté du sujet même de la peinture. Afin d’éviter ce piège, elle invente une poésie picturale aussi minimale que sensible dans laquelle « joue » discrètement son imaginaire ». 

                                                                                                                              Jean-Paul GAVARD-PERRET 

L’artiste matérialise ses concepts et crée son propre vocabulaire pictural. Le tableau est alors un objet que le spectateur doit s’approprier par l’émotion, le regard et la pensée.



 


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